SpaceX : les leçons des échecs successifs et les avancées vers la réussite de Starship
SpaceX teste des solutions pour Starship après des échecs consécutifs
La mission de SpaceX, fondée par Elon Musk, est d’atteindre Mars avec son vaisseau spatial Starship. Pour y parvenir, il est essentiel de maîtriser la technique du ravitaillement en vol. Ce besoin est d’autant plus pressant alors que la NASA envisage d’utiliser Starship et d’autres fusées commerciales massives pour lancer des astronautes depuis la Terre. Le gouvernement précédent a proposé d’annuler le programme de la fusée Space Launch System de la NASA après deux vols supplémentaires, en faveur d’options commerciales moins coûteuses.
Les défis des tests de vol
Avant que ces ambitions ne deviennent réalité, SpaceX doit prouver qu’il a surmonté les échecs rencontrés lors des deux derniers essais. Les deux vols ont échoué environ huit minutes après le décollage, près de la fin de l’allumage des moteurs du vaisseau. Les enquêteurs de SpaceX, sous la supervision de la Federal Aviation Administration (FAA), ont déterminé que le vol d’essai de janvier avait échoué à cause de fuites de propulseur qui avaient provoqué des incendies dans le compartiment arrière du vaisseau. Cela a conduit à l’arrêt précoce des moteurs et à la désintégration du vaisseau.
Les ingénieurs ont conclu que les fuites étaient probablement causées par des vibrations pendant l’ascension, résonnant avec la fréquence naturelle du véhicule et intensifiant les secousses au-delà des niveaux prévus par SpaceX. Pour le prochain vol d’essai prévu le 6 mars, des modifications ont été apportées aux conduites d’alimentation en carburant des moteurs Raptor, ainsi que des ajustements aux températures de propulseur et un nouveau réglage de puissance des moteurs.
Les échecs persistants
Malheureusement, ces changements n’ont pas résolu le problème. Une nouvelle fois, les moteurs de Starship se sont arrêtés trop tôt, entraînant une rupture avant de tomber au sol. SpaceX a indiqué qu’un événement énergétique dans la partie arrière de Starship avait causé la perte de plusieurs moteurs Raptor, suivie d’une perte de contrôle d’attitude et de communication avec le vaisseau.
Les similitudes entre ces deux échecs suggèrent un problème de conception probable avec la version améliorée « Block 2 » de Starship, qui a été présentée en janvier et a volé à nouveau en mars. Le Starship Block 2 est légèrement plus grand que le vaisseau utilisé lors des six premiers vols, avec des flaps redessinés, des batteries et de l’avionique améliorées, et un nouveau système de conduites de carburant pour les moteurs Raptor.
Les préparatifs pour le vol 9
SpaceX n’a pas publié les résultats de l’enquête sur l’échec du vol 8, et la FAA n’a pas encore délivré de licence de lancement pour le vol 9. De plus, SpaceX n’a pas communiqué d’informations sur les modifications apportées à Starship pour le vol à venir. Ce que nous savons du vaisseau Starship pour le vol 9, désigné Ship 35, est qu’il a fallu plusieurs essais pour compléter un tir statique de pleine durée. SpaceX a réussi un tir statique d’un moteur le 30 avril, simulant le redémarrage d’un moteur Raptor dans l’espace. Ensuite, le 1er mai, SpaceX a interrompu un tir de six moteurs avant d’atteindre la durée prévue de 60 secondes. Des vidéos enregistrées par des médias observant le test ont montré un flash dans le panache du moteur, et au moins un débris a été vu s’éloignant de la tranchée de flammes sous le vaisseau.
Les équipes au sol de SpaceX ont ramené le Ship 35 à l’usine de production à quelques kilomètres, peut-être pour remplacer un moteur endommagé, avant de rouler à nouveau Starship vers le stand de test pour un tir de moteur réussi le lundi suivant.
Les objectifs du vol 9
Maintenant, le vaisseau retournera au site de construction de Starbase, où les techniciens effectueront les dernières préparations pour le vol 9. Ces tâches finales pourraient inclure le chargement de satellites de communication Starlink en modèle dans la soute du vaisseau et des retouches sur le bouclier thermique de la fusée.
Ces éléments sont deux aspects que les ingénieurs de SpaceX souhaitent démontrer lors du vol 9, au-delà de la simple correction des problèmes rencontrés lors des deux missions précédentes. Ces échecs ont empêché Starship de tester son déployeur de satellites et un bouclier thermique amélioré, conçu pour mieux résister à des températures brûlantes allant jusqu’à 1 430 degrés Celsius lors de la rentrée.
Vers l’avenir de l’exploration spatiale
Avec ces défis et ces avancées, le parcours de SpaceX vers l’exploration interplanétaire continue de passionner le monde. Les leçons tirées de ces échecs sont cruciales pour l’avenir du vol spatial commercial. Les efforts de SpaceX pour améliorer la conception et la fonctionnalité de Starship pourraient avoir des implications profondes pour les futures missions vers Mars et au-delà, ouvrant la voie à une nouvelle ère d’exploration spatiale.


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