Quand un trouble méconnu prend le contrôle de votre esprit : l’histoire d’une femme bouleversante à découvrir
Le syndrome dysphorique prémenstruel : un trouble méconnu aux conséquences dévastatrices
Kim Cormack, une femme de 36 ans, a partagé son expérience troublante avec le syndrome dysphorique prémenstruel (SDPM), une condition qui a presque coûté sa vie. Alors que beaucoup de femmes ressentent des irritabilités ou des sautes d’humeur avant leurs menstruations, Kim se transforme complètement, plongeant dans une mélancolie profonde. En luttant contre des symptômes débilitants tels que la dépression et l’anxiété, elle a cherché des réponses pendant des années avant de recevoir un diagnostic qui a changé sa vie.
Un diagnostic tardif
Le SDPM est considéré comme une forme sévère du syndrome prémenstruel, affectant environ une femme sur vingt au Royaume-Uni. Ce trouble est lié à une sensibilité accrue aux fluctuations hormonales qui surviennent durant le cycle menstruel. Bien que reconnu par l’Organisation mondiale de la santé en 2019, le SDPM reste largement méconnu, tant par le grand public que par de nombreux professionnels de la santé.
Les symptômes peuvent durer jusqu’à trois semaines avant les menstruations, et leur impact peut être dévastateur, affectant négativement tous les aspects de la vie d’une personne. Les femmes souffrant de SDPM peuvent éprouver :
– Des accès de colère
– Une anxiété intense
– Des pensées suicidaires
Selon une étude mondiale, 72 % des personnes interrogées ayant ce trouble ont déclaré avoir connu des idées suicidaires, et 34 % ont tenté de se suicider. Kim, par exemple, a vécu des moments si sombres qu’elle a envisagé de mettre fin à ses jours.
Les effets sur la vie quotidienne
Les répercussions du SDPM sur la vie de Kim ont été profondes. Elle a dû quitter son emploi et mettre fin à des relations importantes. Ses interactions sociales sont devenues limitées, car elle ne se sent en sécurité qu’en présence de personnes de confiance. Kim décrit ce trouble comme quelque chose qui a « détourné son esprit », la rendant vulnérable et incapable de prendre des décisions rationnelles.
Dr Hannah Short, médecin généraliste spécialisée dans les troubles prémenstruels, a noté qu’elle a vu de nombreuses femmes qui ont tenté de se suicider à cause de leur SDPM. Elle souligne l’importance de sensibiliser le public à ce trouble afin que les femmes comprennent que ces sentiments extrêmes ne sont pas normaux et qu’une aide est nécessaire.
Un besoin urgent de sensibilisation
Phoebe Williams, qui a fondé un organisme de bienfaisance pour le SDPM, insiste sur le fait que ce trouble est souvent considéré comme un handicap, mais qu’il manque de reconnaissance. Elle appelle le gouvernement à prendre cette condition au sérieux et à fournir le soutien nécessaire. La prise en charge du SDPM varie, mais elle peut inclure des médicaments et des thérapies de soutien.
La réponse du ministère de la Santé et des Affaires sociales du Royaume-Uni souligne que c’est inacceptable que les femmes ne reçoivent pas les soins appropriés. Le gouvernement s’engage à réformer les soins de santé des femmes, en plaçant leur égalité au cœur de son agenda.
Un avenir incertain
Après avoir reçu un diagnostic, Kim a commencé à recevoir un traitement qui comprend une ménopause induite chimiquement, accompagnée d’effets secondaires à gérer avec des médicaments quotidiens. Elle envisage même une hystérectomie, une décision qu’elle ne prendrait pas à la légère. Elle exprime ses inquiétudes quant à son identité et à ses émotions futures, mais se rappelle que l’essentiel est d’être en vie.
« C’est une décision difficile, mais je suis impatiente de vivre sans cela ; peut-être que je pourrai enfin commencer à profiter de ma vie à nouveau », conclut Kim.
Un appel à l’action pour la santé mentale
Il est crucial de comprendre que le SDPM n’est pas simplement une question de sautes d’humeur avant les menstruations. C’est un trouble sérieux qui nécessite une attention et un traitement appropriés. En tant que société, nous devons nous engager à sensibiliser les femmes aux effets dévastateurs de ce trouble et à soutenir les initiatives qui visent à offrir des solutions.
Si vous êtes en détresse émotionnelle ou si vous avez des pensées suicidaires, il est essentiel de demander de l’aide. En France, vous pouvez contacter SOS Suicide au 01 45 39 40 00 ou consulter des professionnels de la santé mentale.



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