Les éléphants invisibles : comprendre les véritables freins au changement lors des COP
Le sommet climatique de Belem : entre espoir et absence majeure
Le sommet climatique de Belem a ouvert ses portes avec une double affirmation diplomatique. Le Prince de Galles et Sir Keir Starmer ont réaffirmé l’engagement du Royaume-Uni à lutter contre le changement climatique, appelant le reste du monde à faire de même. Cependant, dans le contexte d’une forte pluie tropicale tombant sur le toit de la salle de sommet temporaire, il est difficile de ne pas ressentir une certaine désillusion face au processus en cours.
L’absence des géants du monde
Bien que la présence de Sir Keir et du Prince William soit significative, elle ne compense pas le poids géopolitique des leaders absents. Les dirigeants de la Chine, des États-Unis et de l’Inde, qui sont les trois plus grands contributeurs au changement climatique, étaient aux abonnés absents. La décision très médiatisée de Donald Trump de retirer les États-Unis des discussions de l’ONU sur le climat a eu des répercussions profondes. Avant son retrait, les États-Unis, en tant que première économie mondiale et principal producteur de pétrole et de gaz, jouaient un rôle clé dans la négociation des accords climatiques.
L’absence de délégation américaine signifie que le pays ne sera pas représenté à cette importante réunion, et pour les Américains, cet événement pourrait sembler ne jamais avoir lieu.
Les délégués de haut niveau comme alternative
Malgré l’absence de leaders, la Chine et l’Inde ont envoyé des délégations de haut niveau. La Chine est représentée par le vice-premier ministre Ding Xuexiang, le fonctionnaire le plus élevé après le président Xi. Bien que ces pays ne soient pas toujours vocaux sur les questions écologiques, ils sont en train de réaliser une transition rapide des énergies fossiles vers les énergies renouvelables, notamment l’énergie solaire, éolienne et nucléaire.
Le travail au sein de ces sommets est souvent mené par des experts aguerris, appelés "sherpas", qui ont une expérience précieuse, certains d’entre eux ayant parcouru les couloirs des COP depuis 30 ans. Leur expertise est cruciale pour naviguer dans les négociations complexes.
Les engagements passés et les défis actuels
Depuis la signature de l’Accord de Paris il y a une décennie, les engagements pris ont été largement insuffisants. Le monde est sur le point de dépasser les 1,5 degré de réchauffement et il est presque certain qu’il atteindra les 2 degrés. Toutefois, il est important de noter que sans les efforts des COP, le monde serait dans une situation bien plus difficile, avec des prévisions de réchauffement atteignant 4 degrés au moment de la signature de l’accord.
Quelles perspectives pour l’avenir ?
Il est légitime de se demander si le processus est condamné à l’échec en raison de l’absence de certains leaders. Voici quelques points à considérer :
- La participation de délégations de haut niveau peut compenser certaines absences.
- Les changements rapides dans les politiques énergétiques de la Chine et de l’Inde montrent une volonté d’évolution.
- Le travail des sherpas et des experts dans les coulisses est souvent plus influent que les discours des chefs d’État.
Il est crucial de comprendre que l’absence de certains leaders ne doit pas occulter les avancées qui peuvent se produire grâce à d’autres acteurs. Le sommet de Belem pourrait encore donner lieu à des changements significatifs dans la lutte contre le changement climatique.
Un avenir incertain mais prometteur
Alors que le sommet de Belem se déroule dans un climat d’incertitude, il demeure un espace où des progrès peuvent être réalisés. Les discussions doivent se concentrer sur des solutions pratiques et innovantes pour faire face aux défis climatiques. Les décisions prises ici pourraient contribuer à façonner un avenir plus durable, même en l’absence de certains des plus grands pollueurs mondiaux.
La route est semée d’embûches, mais l’histoire des négociations climatiques montre que le chemin vers des politiques environnementales efficaces est souvent long et compliqué. Il est essentiel de rester engagé et de continuer à travailler ensemble pour un avenir meilleur.
🌍 En fin de compte, la lutte contre le changement climatique nécessite un effort collectif, et chaque contribution compte, peu importe d’où elle provienne.



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